Lex Libris

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Billets comportant le tag Grèce

Nov 26
“La population grecque actuelle est composée dans sa grande majorité de descendants de Rums (sujets ottomans de culte chrétiens orthodoxe). Avant le milieux du XIXème siècle, l’identité religieuse était la principale référence identitaire de ceux dont les descendants sont les Grecs d’aujourd’hui. Ils n’étaient pas tous hellénophones : beaucoup étaient albanophones, turcophones, valaquophones ou slavophones. Seule une petite partie vivait dans l’actuel territoire grec, la plupart d’entre eux étant dispersés dans les Balkans, sur les pourtours de la mer Noire, en Asie Mineure et en Egypte. En ce sens, la Grèce a fonctionné comme un “creuset” de populations, ce qui la rend beaucoup plus comparable à Israël qu’à la France.
Derrière l’apparente homogénéité “ethnique”, se dessine donc une diversité d’origines de cultures, de réalités anthropologiques, qui constitue un grand atout de résilience et d’ouverture pour la société grecque. […]
Malgré l’existence d’une élite cosmopolite fortement occidentalisée, la population grecque est culturellement, dans sa grande majorité, orientale. Indépendamment des crispations nationalistes, le grec moyen est beaucoup plus à l’aise avec un turc, un libanais ou un juif sépharade qu’avec un Anglais ou un Allemand.”
Grèce : les raisons historiques de la faillite- Georges Prévélakis Esprit Novembre 2011

Nov 1
“Muchos dudan de la aplicabilidad de la solución islandesa a otros contextos. Sobre todo se desdeña la posibilidad del impago de la deuda exterior por el castigo que infligirían los mercados financieros. Y, sin embargo, se sabe que la deuda griega es impagable. El rescate griego consiste en decidir cómo se reparte el enjuague de esa deuda entre ciudadanos griegos (perdiendo sueldos y pensiones), ciudadanos europeos (que financiamos al BCE y al fondo de estabilización de la UE) y los bancos acreedores. Se trata de impago en Grecia como en Islandia. En un caso bajo control ciudadano, en otro mediante chanchullos entre gobiernos y bancos para ver quién paga qué. El secreto mejor guardado es que la eventual solución griega es la solución islandesa sin transparencia.” La solución islandesa

mai 2
“Après avoir fermé les yeux pendant des années sur les dérapages grecs, l’Europe, entraînée par l’Allemagne, a l’impression de ramener Athènes à la vertu. Son plan pourrait au contraire ouvrir la voie à une implosion économique majeure et à tous les aventurismes politiques.” Martine Orange, Médiapart, “Grèce, un plan socialement injuste et économiquement dansgereux”

Avr 10
“L’idée commence à cheminer que seul le FMI peut tirer la Grèce d’affaire, mais à un prix redoutable et redouté par tous. D’un côté, un plan de rigueur drastique imposé aux Grecs en contrepartie des financements apportés, de l’autre, une restructuration sévère de la dette de la Grèce, en imposant des renoncements aux prêteurs. Le schéma a été appliqué à maintes reprises dans les pays émergents. Mais les sacrifices imposés ont paru souvent démesurés pour les habitants.
Dans le cas de la Grèce, une inconnue supplémentaire s’ajoute. Tous les plans de rigueur du FMI se sont accompagnés d’une dévaluation monétaire, qui permet de limiter les caractères dépressifs sur l’économie et de faciliter le rebond ultérieur. Cette voie est interdite pour la Grèce, si elle reste dans la zone euro. Voir la Grèce sortir, c’est ce que souhaite l’Allemagne, qui voudrait instaurer un régime punitif et exclure momentanément les mauvais élèves de la monnaie unique. Au rythme où se dégrade la situation en Grèce, les souhaits allemands risquent d’être rapidement réalisés.
Mais un engrenage fatal sera ouvert : la sortie de la Grèce en annoncerait d’autres. Les marchés ne vont pas se priver de tester la solidité des pays considérés comme vulnérables. C’est toute la zone euro, toute la construction européenne, qui pourraient être remises en question.”
La Grèce s’effondre et avec elle , la zone euro est menacée. Martine Orange Mediapart